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2010
Juste un peu d’indulgence
Je me souviens enfant et adolescente, chaque année j’allais en colonie de vacances.
Chaque année, j’écrivais de nombreuses lettres à ma maman racontant mes exploits, peines et joies.
Chaque année, en revenant de colonie de vacances, ma maman ressortait toutes les lettres qu’elle avait reçues de ma part.
Chaque année, elles me les tendaient sans en commenter le contenu, toutes les fautes d’orthographe et de grammaire y étaient soulignées en rouge.
Chaque année, elle me demandait de les corriger.
Chaque année, je me sentais honteuse, triste, humiliée. J’avais l’impression que le contenu de mes lettres était sans intérêt, qu’elles ne l’avaient pas touchée, qu’il s’agissait juste d’un exercice scolaire qui venait ponctuer mes 3 semaines d’évasion.
Bien évidemment, je suis la première à défendre la langue française mais jamais au détriment du message et de l’émotion.
Imaginez : vous écrivez une magnifique lettre d’amour et la donnez à son destinataire qui, au lieu de s’attacher au message, commentait les fautes et tournures malheureuses devant vous.
Dans ce cas, un conseil : reprenez votre lettre et fuyez…
En conclusion, pour ce début d’année, essayons de ne pas commettre de fautes mais restons indulgents envers ceux qui en commettent.























Bonjour Clotilde,
J’ai la même à la maison et elle s’appelle Milène…
Milène, c’est ma fille agée de 9 ans et actuellement en classe de CM1. C’est une enfant qui s’exprime beaucoup par le dessin et qui profite de toutes les occasions (anniversaire, fête…) pour nous faire passer des petits mots qui bien sûr nous touchent beaucoup mon mari et moi.
Vous l’aurez compris, ces petits mots fort attendrissants sont mal orthographiés, sans doute le résultat de l’apprentissage de la lecture dite globale à en juger par l’écriture phonétique et parce que ma fille n’est pas un cas unique (le débat est ouvert !). En bonne maman que je suis et par parce que je suis rédactrice web, je lui corrige ses fautes mais avec beaucoup de diplomatie pour ne pas la vexer et ne surtout pas la décourager à s’exprimer par les mots.
Je partage votre point de vue Clotilde, selon lequel certaines situations méritent l’indulgence. Aussi, privilégions l’essence même du contenu plutôt que les “fôtes” qu’il contient pour ne pas blesser son auteur au risque de le bloquer définitivement avec notre belle langue française.
Isabelle a les yeux bleus