nov
30
2009
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2009
Trop de stress !
Tout le monde est stressé et ce, pour de nombreux motifs.
Encore faut-il saisir ce qui se cache derrière le mot stress. En fonction de la situation et des personnes, il ne signifie pas la même chose.
“Je suis stressée avant de dispenser une formation.”
“Je ressens tellement de stress au travail que mon médecin m’a donné un arrêt maladie.”
Le mot stress est devenu un mot générique.
Lorsque l’on est stressé, on peut être nerveux, angoissé, anxieux, crispé, contrarié ou encore déprimé…
Rétablissons les vrais mots, bannissons les termes génériques, nous ne nous ferons que mieux comprendre par les autres.























Entièrement d’accord. Le mot “stress” est un peu le fourre-tout dans lequel on va entasser un tas de concepts, le plus souvent négatifs, liés à la nervosité des individus. Mais si on y regarde de plus près, le stress n’est rien d’autre que la réponse de l’organisme à une sollicitation extérieure. Il peut donc être positif (excitation, stimulation, activation…), négatif (contraction, sclérose, tension…) ou neutre (réflexe, éveil…)
Étymologiquement, le mot “stress” vient du latin “stringere” qui signifie mettre en tension. Alors c’est vrai que la plupart des évènements tensiogènes sont considérés “stressants” à partir du moment où il entraînent une réaction d’angoisse psychologique du sujet sur lequel ils s’appliquent. Or le stress peut être mécanique, c’est par exemple le nom que l’on donne à l’effort constant supporté par un os, un muscle… ou même une une pièce usinée dans un processus technique ou industriel. Le stress peut également être organique, il s’agit de la stimulation d’un muscle ou d’une fibre nerveuse par l’intermédiaire d’un évènement “traumatique” comme un choc, un contact chimique ou encore le passage d’un courant électrique.
Toutes les réactions à tous ces évènements sont par conséquent aussi diverses que variées, et la réduction de la notion de stress aux seules manifestations psychologiques négatives constitue bel et bien un abus de langage.
Merci de l’avoir rappelé.