jan
13
2009

100 fautes de français que vous ne commettrez plus (3/100)

Rai / Rais

Il est très fréquent de lire par exemple “je partirais” pour désigner le futur. Moins fréquent, “je serai parti” pour désigner le conditionnel.

Pourtant, là encore la règle est simple : si… je …rais (avec un S comme celui de “SI”)

[ Elaboré sur la base des travaux de Jacques Beauchemin. ]



13 Réponses

  1. OSteEL 13 janvier 2009 14:57

    Si je peux me permettre, trouver du “si” et du conditionnel dans la même phrase… :-/ Ou alors ce n’est pas très clair ;)

  2. Anthony 13 janvier 2009 15:47

    Personnellement, je remplace la première personne du singulier par autre chose (souvent la deuxième personne du singulier).
    => “Tu partiras” ou “tu partirais” ?

  3. Belinda 13 janvier 2009 15:52

    Bonjour,
    Félicitations pour ce blog agréble et intéressant ! Comme d’autres (d’après les commentaires), j’ai fait un détour par Presse-Citron pour arriver ici.
    Je voulais juste donner ici la méthode d’un de mes anciens instits pour éviter les “si je pourrais” de ses élèves : “les si n’aiment pas les ré (rais)”. C’est une erreur très fréquente, y compris chez les “grands”, j’ai souvent l’occasion de la replacer.
    Bonne continuation

  4. Alexis 13 janvier 2009 18:53

    J’abonde dans le sens d’OSteEl et Belinda.

    Il serait plus juste de poser la règle “…rais si je” car “le si n’aime pas le ré” est une des règles les plus bafouées en ce moment et mettre le “si” avant le “…rais” dans la règle peut prêter à confusion.

  5. Marc 13 janvier 2009 20:08

    euh… j’suis p’têt un peu bête, mais j’ai rien compris à vos “si” “ré” pas “si fa si la conjuger”…. J’abonde dans le sens d’Anthony (un peu de bon sens dans ce monde qui n’en a plus), un coup de tu à la place du je et hop, le tour est joué, le tu donne (sans s) “l’a” que le je “ré”cupère (que je m’amuse avec ce ré). Et comme ça quand le vent soufflera, je repartira ! Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons, de requin !

  6. JC 14 janvier 2009 15:18

    Le plus simple est de remplacer JE par NOUS
    Si on peut dire nous partirons il n’y a pas de S à je partirai
    Si on doit dire nous partirions là il y a le S

  7. Carine 15 janvier 2009 1:15

    Comme JC, j’utilise nous pour savoir s’il y a un s ou non à la première personne du singulier.
    Je ne comprends pas votre règle.

  8. Carine 15 janvier 2009 1:17

    Sinon, le début de votre blog est très intéressant. Merci.
    Aussi ici à cause de presse-citron.

  9. Le Tribulateur 17 janvier 2009 15:48

    Monsieur “si” n’aime pas les “rais” (raies)
    Donc on ne dit pas “si jaurais su (j’aurais pas venu)”. Mais “si j’avais su (j’aurais pas venu)” :)
    (hors sujet, mais bon, mélanger les si et le conditionnel, je trouve le terrain un peu glissant)

  10. sasa 16 avril 2009 18:21

    si.. je …rais ??!
    Le si n’aime pas les rais !

  11. Vincent 14 février 2011 17:28

    Quel est le statut de la phrase “Je ne sais pas s’il accepterait de m’aider si je lui fournissais les matériaux” ?
    Le conditionnel après le premier si est-il bien correct ?
    “Je ne sais pas s’il acceptera de m’aider si je lui fournis les matériaux” ne fournit pas tout à fait le même sens.
    Je n’arrive pas à mettre cette phrase en défaut malgré le sempiternel “Le si n’aime pas les rais !”

    Merci de m’éclairer.

  12. OSteEL 14 février 2011 17:46

    Bienvenue, 2 ans plus tard :D je reçois toujours les commentaires de ce post par e-mail, ce qui me donne l’occasion de répondre.

    Ta phrase est correcte, il ne s’agit pas du même cas de figure (par contre, je ne saurai pas donner un nom au tiens, à penser qu’il en ait un… :-/ ).

  13. Elie 13 mai 2011 12:50

    J’arrive longtemps après la bataille… ^^ Néanmoins il me semble important d’apporter une précision à l’attention des éventuels égarés de la grammaire, qui chercheraient sur internet la solution à leurs affres conditionnels.
    La fameuse formule “le si n’aime pas les rais” est parfaitement fausse. Dans plusieurs cas, le si est suivi du conditionnel. Exemples au hasard :

    - Je me demandais si je pourrais voir la tour Eiffel. (sous entendu : “ou pas” – c’est le cas cité par Vincent)
    - Si l’on pourrait croire que ma formulation est fautive, il n’en est rien. (sous entendu “même si”, “bien que”)

    Pour les cas plus litigieux, se reporter à ce bon vieux Grévisse ou à n’importe quelle grammaire française un peu sérieuse et détaillée.

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