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2009
Pourquoi les correcteurs orthographiques ne servent (presque) à rien
Si comme beaucoup de personnes vous avez quelques difficultés avec la grammaire, l’orthographe ou les conjugaisons, sans doute appréciez-vous la présence, dans votre traitement de texte préféré ou dans votre navigateur, d’un correcteur orthographique. Le terme de “correcteur orthographique” est d’ailleurs impropre, puisque les outils les plus élaborés dans ce domaine vérifient tout aussi bien les accords d’adjectifs, les conjugaisons, les syntaxes, les ponctuations, et plus généralement tout ce qui fait un document correctement rédigé et structuré.
Tout cela est certes bien pratique, et le fait de visualiser, à l’aide d’un surlignage rouge, tout ce qui est présumé erroné dans un texte, rend souvent la relecture plus rapide. Mais pas forcément plus efficace, et ce pour plusieurs raisons.
1. Correction ne signifie pas compréhension
Même si certains correcteurs orthographiques, comme celui de Microsoft Word par exemple, vous donnent des précisions sur les règles de français, le rédacteur est tenté de choisir les suggestions de remplacement dans une liste. Ce qui signifie que si une règle lui a échappé, il corrigera sans forcément assimiler la règle en question. Et donc il recommencera à commettre la même erreur dans le futur.
2. Le système de correction a ses propres limites
Si vous rédigez un document très technique ou très spécifique, il y a fort à parier que les termes ou les formulations que vous emploierez, et qui correspondront pourtant au langage approprié dans le contexte, seront inconnus du correcteur orthographique. Sans même parler des nouveaux mots de notre quotidien, tels PageRank, blogging, mashup, etc.
3. Les énormités passent à travers les mailles du filet
Je me souviens, récemment, avoir voulu écrire “j’avais encombré mon esprit en le chargeant de tant de questions” et, par étourderie, d’avoir écrit “j’avais encombré mon esprit en le chargeant de TEMPS de questions”.
C’était bien sûr une faute liée à l’étourderie et à la vitesse à laquelle j’écrivais. Néanmoins, et bien que la phrase n’ait ainsi plus aucun sens, le correcteur orthographique d’OpenOffice n’avait décelé aucune anomalie.
4. La façon de s’exprimer est unique et irremplaçable
Chacun a son propre style, et cela, jamais aucun correcteur orthographique ne pourra l’intégrer pertinemment. Nous avons tous notre façon personnelle d’exprimer les choses : seule une relecture attentive permet d’évaluer si les mots que nous avons écrits reflètent tant le sens de ce que nous disons, que la façon de le dire.
5. En résumé, les correcteurs orthographiques sont des pièges
En nous offrant cette fausse facilité qui souvent n’aboutit qu’à des approximations, le correcteur orthographique ne nous rend finalement aucun service durable. Mieux comprendre les règles de la langue française, et surtout se relire attentivement, sont en revanche les meilleurs moyens de progresser dans le domaine de l’écriture. De prochains billets sur ce blog vous donneront des astuces pour vous débarrasser facilement de fautes couramment commises dans l’utilisation du français.
Finalement, le seul intérêt que je vois dans les correcteurs orthographiques, c’est lorsque l’on a besoin de connaître l’épelé exact d’un mot complexe ou peu courant. Ou éventuellement de connaître son genre.
























Pourquoi les correcteurs orthographiques ne servent (presque) à rien…
Si comme beaucoup de personnes vous avez quelques difficultés avec la grammaire, l’orthographe ou les conjugaisons, sans doute appréciez-vous la présence, dans votre traitement de texte préféré ou dans votre navigateur, d’un correcteur orthog…
Ça me rappelle un ancien article !
Je ne connais pas la qualité du correcteur orthographique d’OpenOffice, mais pour avoir pratiqué celui de MS Word pendant des années, je dois reconnaître que ce dernier (malgré tout le mal que j’en dis) a fait des progrès. En particulier le correcteur grammatical qui, jadis, faisait plus perdre de temps qu’autre chose, et désormais doit avoir un taux de réussite d’environ 60 % (c’est à dire que sur 10 « fautes » annoncées, 6 sont réelles et 4 fictives – ce qui ne prend pas en compte les fautes présentes mais non signalées).
Le « à rien », même minoré par un « presque », me semble un tout petit peu exagéré.
Mais oui, clairement, il ne faut sûrement pas s’en remettre aux correcteurs orthographiques pour espérer un texte dépourvu de coquille, voire de fautes bien pire encore !
Moi j’apprécie les correcteurs orthographiques, je pense qu’ils ont une utilité certaines pour les distraits de mon espèce qui connaissent la règle mais font des petites fautes d’accord faute de concentration. Bien sûr il faut savoir écrire un minimum auparavant… et comprendre les solutions proposées, comme bien des outils, il est juste à ne pas mettre entre toutes les mains.
Hors sujet: pour vous avoir croisé sur les commentaires de nombreux des blogs que je consulte, je suis ravi de vous retrouvez sur ce blog qui pourrait m’intéresser. Alors bonne continuation.
PS: le correcteur orthographique m’a servit deux fois pour ce court commentaire
!!!
… mais visiblement pas assez: *utilité certaine.
Euh non, pas assez !
(…) de vous retrouver (…)
(…) m’a servi (…)
Wahou quel teasing !
Je m’abonne de suite au flux RSS :-p
(Je reste très sceptique néanmoins : je me sers volontiers des correcteurs orthographiques embarqués dans les navigateurs, dans les traitements de texte, j’ai à portée de main mon Petit Robert 1970 – ahum ! j’en ai un plus récent à la maison – sans compter de nombreux liens de dictionnaires en ligne : en résumé, la tendance est plutôt à la multiplication des outils qu’à leur suppression.)
Un correcteur orthographique (ou un dictionnaire d’ailleurs), c’est utile pour les mots complexes ou peu courants, ou encore pour vérifier le genre d’un mot (par exemple, lesquels sont masculins ou féminins dans cette liste : aéronef, alvéole, amiante, éloge, ivoire). Pour tout le reste (conjuguer les verbes, accorder les participes passés, et même pour des fautes récurrentes en orthographe), il existe des solutions simples à retenir.
(PS. Dans la liste de mots, les 5 sont masculins)
Nous disons la même chose : le dictionnaire n’est pas la solution à tout ; pourtant, il reste nécessaire (surtout en cas de mémoire défaillante).
J’en profite pour dire que j’adooooore les majuscules accentuées ! Alors, La Machine A Ecrire, c’est bien, mais La Machine À Écrire, c’est mieux !
Moi j’adore deux choses : les majuscules accentuées et les titres correctement typographiés. Otez-moi donc ces horribles majuscules dans vos titres…
En tout cas, un flux de plus dans mon Netvibes, un !
@ Simon André > j’ai prévu, un de ces jours, de faire un cours sur la typo. Notez au passage que ce blog n’a rien d’académique, et qu’il y a parfois des règles qu’il est bon de quelque peu transgresser (pour des raisons aussi diverses que variées).
C’était une boutade
Je lirai ce futur article avec intérêt.
Tout à fait d’accord. Mais j’apprécie par contre le correcteur orthographique, grammatical Antidote qui est vraiment performant.
Pour les articles de mon blog, je les rédige dans mon interface d’administration Wordpress et le correcteur orthographique de Firefox me signale déjà les fautes de frappe que j’aurais pu commettre.
Ensuite, je fais un copier/coller de l’article dans Word pour le passer au correcteur grammatical qui fonctionne globalement pas trop mal.
Et pour finir, je relis la note en mode “prévisualisation” ce qui me permet de voir l’article sous un autre angle, car sous une forme différente et dans un environnement différent et sous la forme définitive. Et là, je peux aussi relever une coquille. Quoi que cette étape me sert surtout d’ailleurs à ajuster certaines tournures et faire quelques modifications et ajustements finaux.